Acteurs, Clint Eastwood, Ennio Morricone, Jack Betts, Klaus Kinski, Lee Van Cleef, Mario Brega, Sergio Corbucci, Sergio Leone, Terence Hill -

Klaus Kinski - Le blondin aux cheveux longs

Né en 1926, à Sopot, en Pologne, Klaus Kinski est un comédien allemand notamment connu pour la série allemande des adaptations des romans d'Edgar Wallace, son association avec le réalisateur Werner Herzog et ses rôles dans de nombreux westerns.

Suite à la mort de ses parents durant la Seconde Guerre mondiale, Klaus Kinski est enrôlé dans la Wehrmacht en 1943. Blessé au cours d'un combat, il est fait prisonnier par les Anglais l'année suivante. Il se révèle face à ses frères d'armes durant sa captivité. En 1946, une fois libéré, après cette enfance misérable, il décide alors de se diriger vers le théâtre.

C'est en 1947 qu'il va percer avec Jean Cocteau dans "La Machine à écrire" et "La Voix humaine". Dans cette pièce, il joue le rôle d'une femme désespérée. Il tourne dans son premier film deux années plus tard où il incarne un prisonnier néerlandais.

 Klaus Kinski

C'est en 1963, avec le film de Rolf Olsen, "La Chevauchée vers Santa Cruz" que Klaus Kinski joue son premier rôle dans un western. Il se met alors dans la peau de José, un des acolytes du bandit Pedro Ortiz. L'année suivante il poursuit les westerns allemands avec "Le Trésor des montagnes bleues".

En 1965, Kinski passe aux westerns italo-espagnols. Il joue ainsi cette année-là, dans le célèbre western spaghetti de Sergio Leone "Et pour quelques dollars de plus", le deuxième volet de la trilogie du dollar. Il affronte alors Clint Eastwood et Lee Van Cleef, avec Mario Brega en tant que membre du gang de l'Indien, ce dernier joué par Gian Maria Volontè.

 

Durant les années suivantes Klaus Kinski poursuit ce genre au cinéma avec "El Chuncho" en 1966, du cinéaste Damiano Damiani et "Chacun pour soi" en 1967 de Giorgio Capitani.

C'est également en 1967, dans le western spaghetti de l'italien Sergio Corbucci "Le Grand Silence" qu'il va attirer sur lui l'attention en France. Dans ce film il incarne le rôle du cruel Tigrero, ce dernier étant pourchassé par Silence (Jean-Louis Trintignant), un pistolero muet, une veuve l'ayant engagé pour se venger de la mort de son époux.

 

L'année suivante Klaus Kinski joue dans "Sartana" de Gianfranco Parolini et "L'Homme, l'orgueil et la vengeance" de Luigi Bazzoni. En 1969, il tourne dans le western de Nando Cicero "Deux fois traître" et celui du metteur en scène Antonio Margheriti "Et le vent apporta la violence".

En 1970, il tourne en compagnie de Jack Betts dans "Macho Callaghan se déchaîne" puis l'année suivante, intègre le tournage de "Nevada Kid" de Demofilo Fidani et "Priez les morts, tuez les vivants" de Giuseppe Vari. Il joue alors le rôle d'un bandit de grands chemins.

 Klaus Kinski - Priez les morts, tuez les vivants

Affiche du western "Priez les morts, tuez les vivants"

1971 marque une grande année pour Klaus Kinski dans les westerns spaghetti. En effet, ce dernier se retrouve à l'affiche de cinq films du genre : "La Vengeance est un plat qui se mange froid" de Pasquale Squitieri, "On m'appelle King" de Gianfrano Romitelli, "La Vengeance de Dieu" d'Enzo Gicca Palli, "Black Killer" de Lucky Moore et "Il Ritorno di Clint il solitario" d'Alfonso Balcázar.

Chemise de Cowboy Homme

En 1974, il joue dans "Che Botte" avant de rejoindre l'année suivante le casting du film de Damiano Damiani et Sergio Leone "Un génie, deux associés, une cloche". Il tourne alors aux côtés du héros Terence Hill et Miou-Miou sous une composition d'Ennio Morricone pour son dernier western.

 

Bien que le film "Un génie, deux associés, une cloche" marque la fin du genre western pour Klaus Kinski, ce dernier joue jusqu'à la fin des années 80 avec des rôles marquant notamment dans "Jack l'Éventreur" en 1976.

En dehors des western on connait l'acteur incontournable du cinéma allemand à travers "Cobra Verde", "Nosferatu, fantôme de la nuit", "Aguirre, la colère de Dieu" (1972), ou encore dans le tournage de "Fitzcarraldo". Un documentaire du nom "Ennemis Intimes" sera réalisé en 1999 sur sa collaboration unique avec le réalisateur Werner Herzog.

Il décède le 23 novembre 1991 à l'âge de 65 ans.

Dans sa vie personnelle, l'acteur allemand a eut 3 enfants. Sa fille aînée, Pola Kinski, l'accusant de l'avoir violée jusqu'à l'âge de 19 ans, une seconde fille, Nastassja Kinski et un fils Nikolai Kinski.

Bien que Kinski soit un acteur talentueux, très dévoué à son métier, il avait un tempérament instable qui le rendait difficile à vivre. Une fois, alors qu'il jouait sur scène et qu'il n'obtenait pas la réaction qu'il souhaitait de la part du public, il a jeté un candélabre en feu sur le public et a failli mettre le feu au théâtre.

Pendant le tournage de "Aguirre, la colère de Dieu", il est agacé par le bruit que font certains acteurs et membres de l'équipe en jouant aux cartes. Il a tiré un coup de feu sur la cabane où se déroulait la partie et a fait sauter le doigt d'un figurant.

Steven Spielberg voulait que Kinski joue l'un des méchants nazis dans "Les Aventuriers de l'Arche perdue", mais il a refusé en disant : "même si j'aimerais faire un film avec Spielberg, le scénario est aussi moralement merdique que tant d'autres films de ce genre".

Werner Herzog a dit un jour : "Des gens comme Brando ne sont que des maternelles comparés à Kinski".

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